Montebourg rejoindrait Taubira

Grande déception. J’étais enthousiaste l’an dernier aux premières annonces de sa possible candidature car je pensais qu’il pouvait réconcilier la Justice sociale et la nation, en particulier que son parcours familial pouvait lui permettre de résoudre la question qui plombe la politique, celle de la division du peuple en deux groupes séparés : Français et « Arabes » (pour la faire vite), laïcs et musulmans, s’il ont fait encore plus vite.

Vu la fermeture de son entourage, je me suis vite dit que ce n’était pas une aventure pour moi, mais que je voterai volontiers pour lui.

La deuxième déception a été sa candidature, qui figurait l’ambition d’un acteur de complément que d’un président, (avec en prime d’étranges fausses notes du Queeeeee jjeeee taimmmmeeeuuuu à l’étrange « remontada »).

Ensuite, son insistance à se limiter à une expertise économique, pourtant très juste et intéressante, lui faisait se rogner les ailes présidentielles à lui-même. Sa candidature ne devenant qu’un simple rapport de force dans un appel de poste.

La reculade devant son entourage – quoi que l’on pense des propos sur le gel des transferts – était un signe très négatif. En France on ne peut pas avoir un souverain à l’anglaise (depuis 1214 et la victoire de Bouvines), otage de ses barons.

L’échec a été selon moi, le moment où il a déclaré que la France avait besoin d’un récit national. Là, je me suis dit que le malentendu était total, puisque c’était justement ce que l’on attendait de lui (pas une expertise économique, le poste de ministre de l’économie n’étant pas encore l’objet du suffrage universel), mais justement un discours sur le sens commun de l’aventure du pays.

Je ne suis bien sûr pas dans les rouages des secrets intimes de cet échec. Mais il m’attriste parce qu’il signe l’absence de représentation de l’espace politique qui compte. Celui du chemin d’une nation qui renoue avec sa force sans laisser perdre son humaniste et qui offre enfin une autre voie que le libéralisme à l’espoir social*.

Langlois-Mallet

* Je ne vous beurre pas la tartine en vous rajoutant « écologique », comme il est politiquement correct de le faire, parce que vu la dimension de l’effondrement, il ne s’agit plus d’une question partisane, seulement d’un impératif de survie, levier activable en ce qui concerne un président, essentiellement dans le cadre où l’on possède encore un Etat actif; c’est à dire une souveraineté sur des outils et un minimum de langue commune avec le peuple.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s