France. Les gifles qui se perdent

Personnellement, les gifles j’ai conscience depuis l’adolescence que mon pays, dont j’étais si fier, va désormais m’en donner tous les matins depuis que l’on y voit quelqu’un dormir dans la rue, et que l’on a même inventé un acronyme, SDF, pour le faire accepter.

Les gifles, nous en prenons tous les dimanches d’élection quand des candidats, élus avec 10% des inscrits, lèvent les bras, crient au triomphe et que les médias annoncent leur victoire à 56%.

Les gifles, j’en ai plein la tête et du sang, avec un président qui a décidé pour faire tenir le mur derrière lequel même les privilégiés lui demande de « lâcher », d’éborgner les Gilets-Jaunes.

Les gifles, j’en mange quand des milliards d’argent public vont subventionner, sans contrepartie, les énergies fossiles et mettent l’avenir de nos enfants entre parenthèse.

Les gifles, j’en reçois quand un professeur se fait décapiter ou des journalistes que parfois je connaissais, mitrailler pour des dessins, des gardiens de la paix ou des passants abattre.

Les gifles j’en mange quand on m’annonce tranquillement la disparition des éléphants, des orang-outang pour de la pâte à tartiner.
Les gifles, j’en reçois quand les lieux culturels sont fermés et les hypermarchés ouverts.

Les gifles, j’en prends chaque fois que le annonce que le nombre des milliardaires augmente et que le nombre des personnes sous le seuil de pauvreté suit la courbe inverse.

Les gifles, j’en prends quand un président, ses ministres et leurs médias se vantent de vendre des armes à des dictatures, parfois impliquées dans le financement du terrorisme, mais rampent au moment d’évoquer les emprisonnés et les torturés.

Les gifles, j’en prends quand les paysans, les médecins, les enseignants, les policiers… se suicident.

Les gifles, j’en prends à chaque fois que j’apprends que l’on a été tué en France pour une cigarette, une place de parking ou la taille d’une jupe.
Les gifles j’en prends quand des jeunesses entières sont laissées à l’abandon, sans élan, sans projet dans le trop plein des cités ou le vide de campagnes désertées.


Les gifles, j’en reçois de bien cruelles quand des enfants ont été battus à mort par des parents pourtant signalés, ou quand je sais le sors et l’abandon des enfants de la DASS.

Les gifles, j’en ai reçu beaucoup quand les lieux de convivialité joyeuse de ma ville ont été remplacés par la mairie ou les commerces humains des chaines de magasins.

Les gifles j’en prends quand je pense aux enfants réfugiés enfermés pour l’exemple par l’Europe et qui se mutilent, se suicident dans l’indifférence générale.

Les gifles, j’en reçois quand les pompiers se font caillasser ou blesser.
Les gifles j’en prends quand les enfants des crèches ne voient plus que des visages masqués, que les enfants des écoles doivent se cacher derrière un masque et que les ados sont enfermés.

Les gifles, j’en prends en aller-retour quand les vieux sont abandonnés ou sacrifiés dans les maisons de retraite.

Les gifles, des millions de Français en prennent tous les jours dans le choix du sous-emploi jetable, quand on annonce que les chômeurs vont perdre en juillet 20% du peu.

(…)
Les gifles, Macron nous en donne tous les jours où il se moque et ignore sa responsabilité devant toutes ces vies « qui ne sont rien », toutes ces dignités et tous ces honneurs bafoués,

Alors oui… il y a aujourd’hui la joue du président et puis la cuisse de Benzema aussi.

Langlois-Mallet

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