De Gaulle, roman national

Je me demande bien ce qu’aurait fait De Gaulle le 18 juin 40, s’il n’avait pas cru (de toutes ses tripes) au « roman national » tant décrié par les modernes, mis à l’index et non enseigné à l’école ?

Encore une fois, on n’est obligé par personne d’être manichéen. J’aime beaucoup le travail fait par Boucheron dans son histoire mondiale de la France, mille touches qui donnent un éclat culturel à ce pays-monde que nous sommes, de notre vieille amitié avec les Indiens, à la vie intellectuelle juive au moyen-âge autour de Rachi, en passant par les hongrois Saint-Martin et Attila, au discours de Villepin, du rôle du savoir hydrologique du Moyen-Orient dans le travail des moines etc.

Cette chair vive de la diversité ne doit pas servir à nier l’ossature, la colonne vertébrale de l’Histoire qui a permis, en s’y agrippant de toutes ses forces, à De Gaulle de relever avec lui tout le pays. Il y a un ADN, un code source du collectif, on l’oublie dans les périodes de prospérité, mais c’est parce que certains gardent le culte de la mémoire que tous peuvent tenir ensemble quand tout sombre.

Même si le roman est en partie romancé, il vaut pour ce que les hommes en font en son nom. La Torah par exemple est ce qu’elle est d’un point de vue de l’exactitude historique, mais ce qui est fascinant, c’est qu’elle a fait tenir entre eux tous les membres d’un peuple, même privé d’une terre, dès lors qu’ils se reliaient ensemble à sa lecture à travers les millénaires.

A l’inverse, vous n’avez voulu apprendre aux petits Français que deux fables de l’histoire disant toutes deux que leurs ancêtres étaient les mauvais, qu’ils avaient collaboré à la déportation des Juifs et qu’ils étaient coupable de crime colonial.

Le relativisme culturel ou savant, faisant au contraire penser à bien d’un gens fatigués qu’après tout on pouvait être sans dommage dans l’âme Américains depuis 45 ou… Allemands avant.

Le raffinement de l’auto-critique angoissé, a enfanté de jeunes humanistes désespérés qui vont rechercher une fierté dans leurs identités sexuelles Made In US et d’autres jeunes en colère qui lèvent le bras en l’air, pour ne rien dire de ceux abandonnés et sous-traités aux barbus.

Langlois-Mallet

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