Reconfinement. Une colère résignée

La tonalité de vos posts ce petit matin reflète un sentiment de colère rentrée, mêlée de tristesse et d’une forme d’écrasement que l’on peut appeler résignation.

Presque tous les lieux fortement contaminants restent ouverts; pour le reste nous sommes enfermés. Les grandes surfaces et les multinationales vont tourner à plein régime, les petits lieux humains indépendants, de commerce ou de culture, seront clos, sans doute jusqu’à Noel (ou disons jusqu’à ce que mort s’en suive). Les urbains peuvent continuer à se contaminer dans les métros, mais les campagnards n’ont pas le droit de se balader. Il semble qu’outre le deconfinement raté, rien n’ait été prévu pour l’hôpital…

L’endettement colossal financera ce qui ressemble à une stratégie d’immunité collective lente mais avec privation de liberté (le meilleur des deux systèmes…), mais ne riez pas : un jour on présentera la facture aux survivants.

Les plus hypocondriaques de vous annoncent des centaines de milliers de morts (histoire de vous faire comprendre qu’ils n’ont plus de chance oubesoin urgent d’affection), mais ils ne savent pas que le permafrost dégèle ce coup-ci très vite libérant de beaux virus antérieurs aux mammouths.

Notre culture de l’Etat, ou de la passivité, semble la plus forte. Rien de commun avec la Serbie ou l’incohérence des responsables politiques provoque de violentes émeutes anti-confinement.

Notre capacité de révolte, comme notre envie de sortir sera de toutes les façons tempérée par d’autres énergies, moins éteintes, qui ne s’embarrassent pas du couvre-feu. Dehors, les Loups-Gris d’Erdogan sont lâchés dans nos rues faisant la chasse aux descendants des victimes du génocide Arménien. L’autocrate turc tente le pari de faire oublier à son peuple sa fragilité politique (même au sein de son parti), en multipliant les conflits tout azimut, fuite en avant, armée ici, éructante là, qui n’a de chance d’aboutir que si on le prend au sérieux en entrant dans un jeu de coq, propre à mobiliser le peuple turc; stratégie ponctuée de démonstrations de force, donc, dans les rues de France.

Est-ce trop demander que des expulsions en nombre des agités ? Ou même l’Etat est-il contaminé par la passivité qu’il impose ?

Ah oui… Globalement, le jeune Macron est content. De lui d’abord, et d’avoir « beaucoup appris ». J’espère que vous aussi.

Langlois-Mallet

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