Raoult, le débat facile à trancher du moment

L’affaire de la chloroquine, simplement une extraordinaire destruction de valeur !

En matière de Raoult, ma religion est faite depuis le début. Le fait que la grosse Bertha médiatique tonne actuellement le «  c’est plié », que « circulez, il n’y a rien à voir », que « rentrez chez-vous »… ne fait que renforcer une conviction tellement paisible qu’elle confine à la somnolence : la chloroquine est un débat politique (et non scientifique).

Il doit se comprendre non pas dans une opposition factice entre la science et le druidisme, mais comme un conflit d’intérêt global entre deux écoles, deux approches, le gigantesque business mondial de la santé et ses labos, contre des spécialistes de terrain – solidement soutenue économiquement eux aussi.

Un débat facile à trancher

Comme débat politique, il est légitime et aisé à chacun de se faire son avis en fonction de la connaissance qu’il a – non des publications contradictoires – mais de sa propre grille de lecture d’un monde.

– Si vous voyez notre société comme la ville Playmobile où chacun fait bien son petit rouage de responsabilité, pas de problème. Il y a pour vous un progrès en blouse blanche qui nous guide, le gentil gouvernement fait « au mieux » et les messieurs de la télé tachent de faire comprendre ces vérités aux imbéciles que nous sommes au fond restés; notre lenteur d’esprit et le reste de croyances druidiques, demeurent les seuls obstacles (à la venue du Messie Progrès).

– Si ce que vous comprenez comme moi du monde qu’il est une machine devenue folle depuis longtemps, que les intérêts privés se sont emballés, qu’une gestion de com et de marketing s’est emparée de toute les sphères de l’intérêt public (de la santé à la politique, en passant par la culture et l’éducation), vous avez immédiatement la puce à l’oreille quand le chercheur le plus publié au monde vous dit que le remède coûte 5€ et qu’il est connu depuis 70 ans…

L’affaire de la chloroquine : en fait une extraordinaire destruction de valeur !

Surtout s’il ajoute que le système de santé (économique, idéologique) et donc ses appendices (politiques et médiatiques) repose sur la recherche extrêmement coûteuse de nouvelles molécules, vérité au début du XXème siècle devenue tout à fait obsolète désormais du fait du progrès même des connaissances. Sauf qu’une machine énorme, ses intérêts appointés, dépendent de la vitesse acquise et ne peuvent donc que pédaler plus vite ou tomber, vous touchez au but de choses entendues et connues ailleurs…

Le Gouverne-ment

Le fait que le gouvernement s’agite beaucoup… ne fait que mettre au jour les conflits d’intérêt que l’on devinait. Ce dernier n’est non seulement porteur d’aucune vérité, mais se trouve tellement décrédibilisé que, quand ces menteurs, ces corrompus, ces incapables (cela vaut son clergé temporel (les Cymes, Lacombe ou Cohen…) disent qu’une chose est LA seule vérité possible et autorisée, toute la population en déduit instinctivement que c’est le contraire qu’il faut croire). Donc on se sent déjà fondés à être pro-chloroquine ne serait-ce que par principe de précaution ou au nom du chat échaudé.

Culturellement, je sais que notre population produit en tout temps un grand nombre d’esprits originaux, géniaux ou décalés. Nous sommes une patrie d’inventeurs. Qu’ils soient en but à des crétins conformistes institués en gardiens de leur petit coin de temple (et qui vivent en punaises sur le tronc qu’ils parasitent) est également un grand classique. Les uns brûlent leurs meubles, d’autres se suicides, meurent dans la misère, finissent au bucher officiel ou parfois inventent leur espace autonome, comme c’est le cas de Raoult et sont donc très difficile à déloger pour la Sainte Inquisition.

Mais le débat scientifique ?

Citoyen-nes, nous sommes donc fondés à avoir une opinion en conscience, pas à délivrer des ordonnances et c’est très bien ainsi. Soyez seulement tranquilles que, là encore comme pour la centaine de polémiques qui agite la France chaque année, l’écrasante majorité de ceux qui s’expriment doctement dans les médias nous égalent non seulement dans l’ignorance – ils n’ont pas lu les études irréfutables qu’ils commentent – mais encore dans l’incapacité absolue à les interpréter, où à les comprendre dans leur contexte. Je ne sais même pas, vu le niveau de spécialisation atteint par une humanité – à qui il ne manque que la vue d’ensemble – s’il y a 1000 chercheurs dans le monde aujourd’hui au fait de ce qui se passe vraiment dans un domaine précis de la recherche ?

The Lancet arroseur arrosé

Tout le débat s’agite donc dans un cadre, celui d’une machine de spéculation complètement folle. Voir plus haut… Donc, faites-vous confiance. Dernier point, un ami médecin (pourtant pas chloroquine du tout, avec qui je débat depuis le début) m’a dit qu’il avait été sacrément ébranlé par la vidéo de Raoul-Pujadas et la facilité avec laquelle le célèbre marseillais démontait la méthodologie de l’étude du Lancet sensée le disqualifier. Car oui, sur les conditions et la méthode des études, nous pouvons aussi avoir un avis, comme sur un match mal arbitré, sans nous prétendre nous même capables de remplacer l’arbitre.

Langlois-Mallet

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