Pandémie du mâle dominant et mère supérieure ?

 
J’ai ouï dire que les pays gouvernés par des femmes, de Taïwan à l’Islande et de l’Allemagne à la Nouvelle-Zélande etc. étaient ceux qui se sortaient le mieux de la pandémie. Au doigt mouillé, si j’ose dire Mesdames, j’en suis intimement persuadé.
On pourrait aussi pronostiquer que l’on retrouvera les pires gouvernances sanitaires dans les pays où le narcissisme de l’ego masculin est laissé en roue libre : Etats-Unis et France en tête des décès (oui? Trump et Macron, gros baigneurs jamais sevrés, je parle bien de vous), ce n’est pas un hasard.
 
L’évidence est que les femmes ont développé une culture différente, durant des millénaires de grossesse, d’allaitement, de soin aux petits, d’éducation des enfants et par extension d’empathie et de bienveillance envers les malades, les vieux et (hélas)… les hommes dominants, qui ont pu continuer à cultiver en toute bonne conscience une adulescence nombriliste d’autant plus néfaste à toute la société que leur pouvoir était démutiplié par leur manque d’implication dans cette vie réelle et de simple conscience de l’autre.
 
La bêtise des féministes égalitaires qui proclament que l’homme et la femme « c’est pareil » ne me parait que plus éclatante preuve que ce courant de pensée est dominé par une idéologie masculine. N’est-ce pas la première femme académicienne qui avait écrit, à rebours des niaiseries de Simone de Beauvoir, « qu’une femme qui voulait être l’égale d’un homme, manquait singulièrement d’ambition » ?
 
A contre courant, les hommes roses, qui croient voir la vierge de l’égalité dans le première jupe (pardon jean) qui passe, et acceptent n’importent quoi de leur bonne femme (pardon de leur soeur de vie), servent de paillasson domestique et financier sous prétexte de féminisme ou d’égalitarisme, ne me paraissent pas plus avancés non plus. Ce n’est pas la petite consommatrice égoïste urbaine qui est supérieure au petit consommateur égoïste urbain.
 
Car c’est bien collectivement que les femmes ont effectivement développé une culture de l’autre et cette culture est supérieure. Supérieure ? Du fait d’abord des besoins de l’époque. Peut-être y a t-il eu des temps où il fallait d’abord des tueurs de mammouths et des guerriers ? Mais au temps ou nous vivons, celui où la guerre mécanisée, robotisée et numérisée s’est étendue dans une hyper-inflation pour amasser des billets verts contre tout le monde vivant, celui-ci crèvera et nous qui en faisons partie avant que le siècle ne soit fini de tous les défauts de la captation égoïste.
 
Nous ne pourrions nous en tirer en effet que par une contagion d’un sens du respect de l’autre et du soin collectif, que l’on a plus de chance de trouver dans la culture collective des femmes, que dans le nombril de mâles dominants qui nous invitent à boire de l’eau de javel ou à nous passer de lits d’hôpitaux, de masque, de gel, et de tests, ou décrètent que le virus se met en congé les 11 mai… Parce qu’ils ne se sont jamais soucié d’autrui ou mieux ne se sont attachés qu’à réduire ces coûts inutiles, ces externalités négatives que représentent les besoins des autres. Autres dont ils découvrent, les mains dans les poches à l’occasion d’une première visite sur un lieu de travail, qu’ils existent. Autres, dont ils ont pourtant, cruelle ironie, la responsabilité.
 
Langlois-Mallet

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