Police et vérité

Je pense que nous sommes une majorité de Français à nous sentir blessés, autant quand des policiers sont pris pour cible, que quand des policiers ciblent.
Si l’on écoute le bruit des réseaux, on a l’illusion qu’il n’existe que deux camps en France : ceux qui minimisent quand des policiers sont victimes et ceux qui minimisent devant les victimes de la police.
C’est sûrement le vrai péril de la démocratie, quand l’image que nous nous faisons du corps social ne correspond plus à la réalité et que nous commençons à fantasmer deux camps prêts à en découdre, comme pour un match sanglant où le bruit de quelques supporters couvrirait toute la ville.
Je suppose que c’était ce mécanisme au temps des guerres de religions.
Langlois-Mallet

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