Sous la chloroquine, notre liberté

Les détenteurs de la parole légitime loupent complètement le sujet démocratique, ce n’est pas nouveau, mais c’est criant avec la chloroquine.

Ils s’offusquent que l’on ait une opinion sur un sujet scientifique (qu’eux-même avouent ne pas maitriser). Mais bien sur que nous avons une opinion dans l’urgence, avec l’état des connaissances, car nous devons faire ce choix vital dans l’instant !

De tous temps les gens ont eu une opinion… Juste cela se voit avec les réseaux sociaux, car certains l’expriment.
Le fait que chacun puisse avoir une intime conviction et que celle-ci ne soit pas forcément la vérité scientifique (si tant est que cette dernière, mutable et évolutive, existe en soi), c’est le principe même de la démocratie. C’est bien sûr très discutable ! Mais alors les phénomène de conformisme de sachants ayant par ailleurs les mêmes intérêts économiques… le sont encore plus.

Nous sommes au coeur du même conflit démocratique

Quand donne t-on aux cadres, aux médecins ici (mais aux OS, aux profs… ailleurs), l’autonomie, la liberté de décision ? Le choix du traitement, à un moment où l’on ne sait pas grand chose relève peut-être du pari, ou de l’intime conviction, mais c’est un pari qui a le droit d’être fait entre une personne malade qui joue sa peau et son meilleur conseil santé. Un choix de liberté personnelle au demeurant, puisqu’il n’engage pas le traitement des autres. C’est la question de la démocratie locale face aux décisions d’Etat.

Par ailleurs, si je ne me sens pas fondé à avoir une opinion médicale, mais je me sais bien outillé pour l’observation politique. Je me sens là fondé à penser que quand tous les gens connus pour prendre les pires décisions à chaque sujet qui se présente, journalistes et politiques, les plus connivents et les plus déconsidérés voir les plus notoirement corrompus avec les intérêts des labos, se pressent pour être du même avis… On risque beaucoup moins à faire – au doigt mouillé même – le pari inverse. Ce sont des boussoles qui indiquent toujours leur nombril et jamais l’intérêt commun.

Enfin, donner un anti-viral à bas coût, sur le marché depuis 80 ans (enfin non, retiré du marché justement au début de l’épidémie, par une ministre-déserteur, incompétente même pour commander des masques, mariée au pire ennemi de ce médicament par ailleurs promoteur du labo suspect de Wuhan), médicament bien connu et pris habituellement pour les voyages, pour faire baisser, à son début, une charge virale virulente et potentiellement mortelle… Ne me parait pas dément.

Bien moins dément que de voir un chercheur connu, respecté partout dans le monde, ayant sa conviction et beaucoup moins de morts dans son service de soin que ses collègues, se faire traiter de dément par les susdits médiacrates déconsidérés depuis lurette.
Quand au débat fumeux sur l’intuition… J’ai appris gamin de mes profs que l’intuition était une des fonctions de l’intelligence. Et qu’ainsi nombre de grands théorèmes, y compris dans la science dure mathématique, avaient été intuitionné avant d’être démontré et parfois même intuitionnés par des savants incapables de les démontrer !

Le bon sens est la chose la mieux partagée du monde, oui ou non ?

Mon intime conviction est faite. L’interdiction de la chloroquine restera comme l’un des volets d’un grand crime d’Etat qui en comporte plusieurs :

– La destruction de l’outil public hospitalier, le refus d’entendre les professionnels et la répression de leur protestation « nul ne pouvait prévoir. »
– La destruction de nos outils industriels d’autonomie (masques, respirateurs, bouteilles d’oxygène, usines de médicaments).
– La désinformation pour masquer l’absence d’outils (masques, tests) « les masques ne servent à rien ».
– Les ordres et contre-ordres incohérents « en même temps » « regroupez vous pour aller voter », « irresponsables, vous êtes allé vous promener », « restez chez-vous / allez au travail »…
– Le mensonge et l’amateurisme pour masquer l’impréparation sanitaire.

Chaque camp gagne et prend maintenant un terrain qu’il ne rendra pas

Enfin la punition de confinement imposée à toute la société comme ultime sauvegarde causée par leur absence de soin, de bienveillance, d’intérêt pour l’intérêt général, d’anticipation, de retard culturel de notre structure d’Etat, structure vermoulue de prébendes, de suffisance énarques, d’entre-soi moisi, de dogmatisme incompétent, de profits croisés que nous connaissons bien par ailleurs dans tous les domaines des affaires publiques.

Le droit à choisir son traitement n’est qu’une des faces de tous nos combats pour la vraie démocratie et le droit de respirer, ne le lâchons pas. Les petites victoires, comme leurs petits reculs sur la chloroquine, sont d’autant plus précieuses et nécessaires que nous savons qu’après le confinement, il n’y aura pas retour « à la normale ». Parce que cette pseudo normalité est l’aspect lent de la même catastrophe, mais aussi parce que la dérive autoritaire qu’ils mettent déjà en place à la faveur de la peur et du confinement, n’est que la fuite en avant et en accéléré vers la catastrophe.

Dans tous les cas nous y sommes et serons plus durement confrontés. Ne procrastinons pas notre citoyenneté qui va se rétrécissant.

Langlois-Mallet

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