Pandémie. Une semaine de commission d’enquête citoyenne

Nous n’avons pas forcément les réponses, mais nous pouvons poser les bonnes questions…

Bon, si vous ne parvenez pas à dormir, je vous ai remonté quelques papiers de la semaine, en forme d’enquête évolutive sur ce que nous allons traverser ensemble.

De mon côté, ça a été très pénible, comme pour vous sûrement, de mesurer plus concrètement ce qui nous arrive. Toutefois, l’avantage d’avoir fait la synthèse des informations disponibles, permet je crois de comprendre où nous nous trouvons. Ce n’est pas rassurant, mais au moins, on n’est pas perdu dans les bois la nuit.

Des signes d’espoir

Au positif, j’ai beaucoup aimé la tribune de l’épidémiologiste (republiée aujourd’hui vers 14h je crois). Elle recadre cette pandémie à sa juste place au milieu de ses soeurs, beaucoup moins médiatisées. Elle nous dit que nous serons très nombreux à être touché, mais de ne pas paniquer, que la majorité des personnes développeront des formes bénignes ou comparables à une mauvaise grippe. Cela se corse pour les gens fragiles ou ayant déjà les pathologies dites; il vaudra mieux ne pas développer les formes sévères dans les 15 jours qui viennent.
Pas du tout que nous ne puissions être soignés dans l’absolu, mais tout simplement que le système hospitalier sera en mode de tri de guerre, au pourcentage de points de vie. Parce que nos gentils politiques ont décidé (réforme hospitalière) qu’après une coupe de 100 000 lits ces dernières années, l’hôpital changerait de vocation. Il ne serait plus là pour soigner, mais en phase ultime, pour tenter de sauver… et donc, au moment d’un pic qui dépasse ses moyens, pour trier dans une macabre loterie qui de nous aura le droit de vie ou de mort.

Des misères sur lesquelles nous pouvons avoir prise

Elle a le mérite de dire que nos politiques publiques sont d’un autre âge (médiévale dit-il), je dirais plutôt digne de l’obscur XIXe siècle, comme l’ensemble de notre régression sociale actuelle. Car le moyen-âge, dès qu’on le regarde de près, n’est jamais ce que l’ont dit les auteurs du XVIIIe. En tout cas, comparé à la Corée par le fait que l’on compte le nombre de morts ici et le nombre de guéris là-bas, nous sommes devenu un pays sous-développé, comme le faisait remarquer une autre tribune que nous avons commenté ici cette semaine. En même temps, de l’espoir nous vient aussi (on verra vite si c’est confirmé) du traitement à la chloroquine + azytromicine. Comme quoi les Français auraient les ressources individuelles, que collectivement ils n’ont pas. A méditer.

Se battre, d’abord en nous

Donc une méchante grippe couve en nous, quasiment tous puisque la dispersion du virus était parait-il « une stratégie », on aurait aimé en être avisé si nous avions encore pensé être en démocratie, ou du moins dans quelque chose de plus qu’une démocratie d’expression.
Cette irruption politique autant que biologique dans nos corps nous invite à prendre par avance toutes les précautions, celles de confinement, de prudence et de respect des autres (merci au salaud qui est venu éternuer à la boulangerie non dans son coude, mais au-dessus de mes filets de légumes); à nous renforcer (Vit C, magnésium, zinc pour l’ordonnance de fond de mon toubib, ginseng, gingembre, ail, miel, propolis, boissons chaudes etc… ne soignent pas, mais rendent votre terrain fort, pour repousser l’ennemi, le combattre ou pire tenter de le maintenir).

Je ne sais pas vous, mais être actif me fait du bien. Je me bas, je me renforce, j’écris… je dors mieux. L’angoisse s’éloigne. Ce pourquoi j’aime bien comprendre le plus lucidement le danger.

Effondrement et pangolins

Toutes les informations qui circulent sur Mr Buzyn ayant installé un labo à Wuhan, bloqué les travaux sur la chloroquine etc. Rajoutent au faits d’armes du couple. On peut espérer un jugement pour la ministre ? Pour autant, je ne suis guère passionné à ce stade par la génèse en forme de film d’espionnage, mêlant selon les sources, soldats étatsuniens, pangolins, médecin arrivistes français et chauve-souris dans l’Empire du Milieu (peut-être un bon scénar pour un OSS ?); pas du tout envie de trainer dans la boue pour « complotisme » ceux qui cherchent là. Mais cela ne passionne guère, car dans tous les cas les effondrements divers de la globalisation sont scientifiquement annoncés et rien ne doit nous surprendre.

Stratégie du choc

La stratégie de nos dirigeants est à la hauteur de toutes leurs prévarications. Je plains sincèrement mon peuple français qui croit encore être gouverné par le bon Henri IV et que l’on envoie cycliquement en pantalon garance face à la mitraille kaki; sur les routes de l’exode et les bombardements derrière les panzers et les stukas; ou à la pandémie sans masque ni gel, ni test (sauf pour Madame Wargon et ses petits copains du gouvernement, elle qui se vante d’être testé même pour des signes bénins. Les vrais malade laissés à se débrouiller chez-eux apprécieront… comme les castors qui ont cru le « il n’y aura pas de passe-droit » présidentiel). Difficile pour ces royalistes profond de Français, d’imaginer la haine et le mépris qu’on leur voue d’en-haut !

Un virus, une opportunité

Ce qui est certain, c’est que Macron, s’il n’a évidemment pas inventé le virus dans sa cuisine, saura en tirer agilement toute la substantifique moelle. La destruction de Notre-Dame une heure avant une allocution impossible (quelle chance, comme il se marrait avec Philippe !), lui avait déjà servi à se débarrasser des Gilets-Jaunes et du Grand débat. Le choc annoncé lui permet déjà de réaliser « noootttrreeee prrooojjjjetttt », celui des pro-business qui ont mis là ce domestique prêt à tout : en finir avec le code du travail, les droits sociaux et les libertés publiques. Bref, mettre les Gaulois réfractaires au pas de l’oie de la globalisation, s’ils survivent à l’épidémie, ils seront contraints de rembourser.

Voilà, nous connaissons les périls. Nous allons être deux fois et doublement balayés. Par la maladie, ou plutôt par notre état de Shadocks face à elle (regardez les chiffres des décès et des guérissons dans les pays normaux, Allemagne, Japon, Corée… Chine même et comparez-les (facilement sur le site Gisandata) aux pays détruits par l’ordo-libéralisme, la rigueur, la règle du zéro déficit etc. C’est effrayant. Todd, je pense à toi !

Les médecins sont l’opposition

Mais, note positive là encore, les médecins relèvent la tête, portent plainte contre leurs autorités de tutelle qui dans cette pandémie les ont lancé sans masques; comme nous sans défense. Ce sont les héros du jour, ce seront les fers de lance demain d’une contestation politique demain. Puisque les oppositions sont aphones, l’extrême-droite parce qu’elle récolte par le silence, Mélenchon parce qu’il s’est englué dans la recherche de respectabilité et le garde à vous au clairon de l’Union Sacrée. Seul surnage, fulmine et dénonce Dupont-Aignan. Autant vous dire que ce n’est pas mon préféré.

Les médias donnent le fouet

Une colère des médecins, qui s’étend à tous par des pétitions de soutiens, à laquelle même les médias officiels sont contraints de faire écho, eux qui nous bassinent avec un hôpital militaire de 30 lits.. qui met un mois à être installé, qui vantent le gouvernement de commander des millions de masques (à une semaine du pic ? Vraiment ?) Le plus remarquable étant sans conteste la gigantesque campagne de culpabilisation de la population avec la grande cause nationale de la chasse aux indisciplinés, sortis fumer une cigarette ou piquer une tête. Le message est clair, les gens sont coupables de l’épidémie; jamais les responsables, jamais les politiques publiques.

Avant les gros chocs

Voilà, nous savons la double bataille qui nous attend. Ne pas être emporté par la pestouille et s’attendre au plus gros choc de l’oligarchie juste ensuite. Celle qui est dans ses villégiature, publiant dans ses magazines les romans de Comtesse de Ségur de son délicieux confinement en jardin de printemps; pendant que les caissières, vendeuses, livreurs, éboueurs sous la menace sont envoyés au front viral, sans armes, sans protection, sans reconnaissance en cas de maladie, sur la simple menace perpétuelle d’une précarité, voulue et entretenue d’en-haut à voix de fausset :

« Paaaarrrrcceeee queee c’essssttt nôôôôtttrreeee prroooojjjjeeetttt »

Langlois-Mallet

A noter aussi le muselage de l’information de France Culture, au profit de la glue de France Inter, comme une des victimes collatérales de la situation d’exception. Tweeter votre colère à cette antenne svp !

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