Etat de guerre

(Ou : « Lavez-vous les mains, moi c’est déjà fait depuis le début »).

Bon, cela devient concret. On est un peu plus clair que quand il s’agissait de « rhume » qui n’arriverait « jamais en France » ou « d’exemple » du président allant au cinéma… Une semaine, que c’est loin !

Le confinement est une nécessité, admise désormais. Quelques modalités restent floues. Des aides concrètes commencent à s’annoncer pour permettre aux Français de tenir (suspension de loyer, d’EDF, report des dettes…). Mais quelles dispositions pour les plus faibles, les SDF par exemple ?

Je n’ai pas vu l’essentiel, le soutien à la première ligne des soignants. Combien d’aide concrètement pour l’hôpital ? L’appel à l’armée et à ses hôpitaux de campagne (enfin !) Les chiffres ont l’air d’être plus clairs et plus dodus pour les entreprises qui en ont aussi besoin. Rien de si neuf.

On ne comprend toujours pas la stratégie qui a consisté (sans le dire surtout !) à miser sur une stratégie d’infection généralisée, un autre « ruissellement » ?, pour que 30 millions de Français soient infectés pour permettre à l’autre moitié de fabriquer des anticorps (?) et encore moins d’explication sur ce revirement brutal vers une politique de survie, panique qui pour ne pas paniquer, étale sur une semaine des décisions inéluctables depuis longtemps… Le tout couronné par l’incohérence de ce premier tour d’élection, dont on savait qu’il n’aurait pas de jumeau avant lurette.

Discutable aussi (et devant être discutée) cette manière de justifier un plan déjà acté en culpabilisant et infantilisant les Français désinvoltes des terrasses et des marchés… Ceux-là même auxquels ce même pouvoir disait il y a une semaine de sortir… Bref, un pouvoir incapable de modestie et d’autocritique pour qui « la faute » sera toujours rejetée sur la population. Peu sincère, donc toujours peu rassurant malgré l’insistance du chef de l’Etat à jouer le père… adulescent.

Mais voilà, c’est donc avec cet équipage, ce chef-là (celui que vous avez choisi après tout), que l’on part à la guerre. Je ne vous dirais pas que c’est idéal. Mais la logique de guerre commande. Le feu est à l’hôpital.

Langlois-Mallet

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