Pandémie. Une valse macabre à trois temps

500 000 morts en France ? (Journal Le Monde)

1 – Contamination

Ils nous ont dit que cela n’était pas grave et que ce petit rhume « ne viendrait même pas en France » (Buzyn) De ne pas avoir peur et de sortir au théâtre (Macron 3 mars)

Maintenant, Le Monde (pas un fanzine complotiste) nous informe hier que la stratégie était une contamination massive de la population, pour développer des anticorps… Une stratégie selon le journal à plusieurs dizaines de milliers de morts, voir centaines (dans un autre article il s’avance jusqu’à 500 000 morts).
Entre disons 50 000 et 500 000 morts (…) sans un petit débat (comme on en a tous les week-end sur « le voile qui nous menace ») ? Vrai ?

Le Monde – ce temple du conformisme pas moi l’anticonformiste notoire – demande pourquoi on n’a pas suivi la stratégie chinoise du confinement ? Ou les recommandations de l’OMS ? Les avertissements d’Italie ?

Mais bon, pendant ce temps… les Français se bousculent sur les marchés, dans les parcs, dans les bureaux de vote comme des badauds ukrainiens pour regarder brûler une centrale nucléaire.

2 – La Guerre est déclarée (un mois après l’invasion)

Jeudi on ne sait quelle mouche les pique, changement de bord, sans doute ont ils compris (en voyant les cours du CAC40 ?,) ce que cela signifie des dizaines, des centaines de milliers de morts (une chute du PIB ?) Macron lance enfin l’alerte, mais en mode gradué pour ne pas effrayer (voir mon post d’hier).

Ils distillent les confidences… Jeudi. Pas plus de 1000 ensemble. Vendredi. Pas plus de 100 on fermera les écoles, mais lundi (le vendredi pas de contamination, c’est jour du poisson).. Samedi en plein service du week-end, alors que les restaurants plein on fait leurs courses pour le week-end ou la semaine… On ferme à minuit ! Enfin dimanche… un ministre glisse à l’oreille qu’il attend « 50 à 70% de Français contaminés » tranquillou, comme s’il te donnait les chiffres de la mobilisation des enseignants lors d’une grève…

Cela corrobore mon impression. Nous allons tous l’avoir (ou l’avons déjà). Mais nous ne savons juste pas si nous serons sur la double liste des morts ou des vivants. La liste du virus lui-même ou celle des choix dans les hôpitaux débordés en protocole de guerre.

La guerre. Nos valeureux défenseurs, ce sont les blouses blanches. Ils sont en première ligne, soignants face au péril vital des autres au péril eux, elles, de leur propre vie. Et moins bien équipés parfois que des bureaux de vote.

Ceux qui les dirigent, ont utilisé jusque-là leur pouvoir non à les renforcer, mais à les détruire (couper les budgets de l’hôpital (Macron, Philippe), supprimer les lits, les matraquer et les gazer en manif (Castaner), refuser de les recevoir en dialogue (Buzyn)…

Nous partons donc avec toutes les chances de notre côté… Un peu comme nos grands parents avec la ligne Maginot et les politiciens munichois face à Hitler et ses panzers ? Un peu comme nos arrières-grands-pères pour la Der des Der en un mois et en pantalon rouge face aux mitrailleuses allemandes ?

3 – L’attente du tsunami

La chair à canon que nous sommes attend donc son sort dans les couloirs d’un destin dont le pic est en avril, qui ressemble à un abattoir ou une loterie macabre. Déjà l’Italie a prévenu, faute de moyens on applique le protocole de guerre, la survie à points (âge, santé, situation familiale…) à partir de 80 ans on ne cherchera même plus à les sauver. On ne parle pas vraiment du virus, mais du manque de lits, manque de soins, manque de moyens. On parle des « réformes », de «critères de convergence », de « politique de rigueur » appliquée. On parle surtout des mesures de la première semaine. Pas de l’imprévisible pic à venir….

Si je regarde dans ma famille, la grand-mère serait déjà de trop pour ses petits enfants ? Nous, la génération des parents sommes les suivants sur la liste (on aurait le droit de prendre (mais de quel droit, du droit des économies budgétaires ?) la vie d’une gentille mamie ou d’un papi; on devrait laisser la place aux trentenaires qu’on annonce (comme dans toutes les épidémies de l’histoire, hors de danger au début) puis déjà plus nombreux à Bichat finalement… Ceux qui pour l’heure se font des bisous en terrasse, persuadé, comme il est juste à leur âge, que rien ne peut leur arriver et complètement inconscients du risque qu’ils sont pour les autres. Doit-on déjà craindre ou espérer protéger le bébé qui a déjà fait une semaine en pneumo le mois-dernier ?

Vie réelle d’une famille comme des centaines de milliers d’autres. De l’autre côté des décisions complètement hallucinantes de miser « En Même temps » sur la contamination massive et sur la destruction comptable de l’hôpital public.

– Le propos n’est pas de dire que l’on a droit à un confort et que l’on refuse que les pandémies puissent exister. Juste que gouverner, c’est prévoir, au moins les équipements de secours et leur bon entretien : donc qu’un hôpital qui hurle son besoin de moyens et annonce qu’il craque aurait dû être largement soutenu matériellement en entendu.

– Mais qu’une démocratie, si elle a quelque chose de plus qu’un régime autoritaire, doit sans cesse le prouver. La Chine, avec des mesures de confinement radical, autoritaire, est venu au bout de l’épidémie en un mois.
Si nous sommes un régime plus respectueux de la personne humaine, nous aurions dû avoir accès aux informations scientifiques (derrière lesquels Macron abrite sa décision) et débattre, puis trancher entre une stratégie de confinement ou de contamination massive.

Je pense que les Français-es auraient choisi de porter un masque un mois et de rester chez-eux le même temps plutôt que de subir dans leur chair cette maladie encore mal connue et susceptible de muter.

Mais qui se soucie de leur avis, quand leurs dirigeants ne se posent pas la question de leur santé, voir de leur survie ?

Langlois-Mallet

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