Brexit : une belle leçon pour la France : Survivre dans la globalisation, c’est être fidèle à soi-même

Ma part d’admiration va à nos « amis » Britanniques. Ils se sont donné les moyens. Entendons-nous, à « être ou ne pas être » dans l’Union, il n’y a pas de bonne réponse. Il n’y a pas de « bien » contre le « mal », d’affreux populistes mal coiffés contre de gentilles élites élégantes. Il n’y a que des choix, et ce que l’on en fait. Le choix des Britanniques est le bon pour eux, car il consiste à faire ce qu’ils sont.

C’est un message positif et une leçon pour la France, comme pour tous les pays en proie à l’âpre guerre que les élites globish mènent partout aux gens du lieu. Il n’y a pas un paradis libéral contre un enfer populiste, juste une question de surprofit pour les uns et de survie pour les autres. L’équilibre sera rétabli de gré ou de force. Démocratiquement, par une vraie ouverture du jeu au peuples ou, autoritairement par le recours, d’un côté ou de l’autre, à des leaders et des systèmes d’oppression.

C’est à la fois ce peuple local et cette culture du compromis qui viennent de marquer un point en Grande-Bretagne. En contraignant leurs députés à s’incliner devant leur choix au référendum, les électeurs leurs ont épargné la déchirure que nous connaissons en France. C’est une leçon pour nous. La ruse politique de l’histoire, celle de Conservateurs qui ont fini par se convertir, avec souplesse pour conserver leurs choix économiques et leurs privilèges personnels tranche avec des Travaillistes, « porte-parole du peuple » laminée par le refus d’entendre sa voix. Un bus est passé sur Corbyn, celui du rappel à l’identité profonde du peuple d’Albion par ses propres électeurs.

Rule Britania !

Ce choix des Britanniques, a donc été d’abord celui d’être cohérent avec soi : « La Grande-Bretagne est une île entourée d’eau de toute part » et cette insularité, lui donne une boussole qui indique toujours son propre intérêt. Cet absence absolu d’idéal et d’idéologie, ce pragmatisme légendaire, choquant pour des Français épris d’absolu et amants du sens caché des choses, n’a pas cours pour ceux qui n’hésiteront jamais, si c’est payant, à faire donner les archers contre la chevalerie. C’est ainsi.

Ce choix d’une Angleterre fidèle à elle-même au détriment même de l’Union Jack, renvoie l’Ecosse à sa propre vérité. Celle d’une contradiction entre le lien britannique et sa Auld Alliance continentale. Et c’est très bien ainsi, pour l’Irlande également. Ces peuples devront redéfinir leur contrat.

L’Europe continentale ira à son destin, libéré d’un partenaire qui n’a jamais pu en être un et retournera pleinement à sa vocation et à son profit de porte-avion financier de l’Oncle Sam (ce qui soit en dit en passant nous a rendu quelques services quand nous nous étions inclinés devant Hitler). C’est une chance pour les pro-Union Européenne de pouvoir construire et rééquilibrer une Union ou les francophones et les Latins retrouvent de la force; c’est bien sûr une bonne nouvelle pour les Frexit et ceux qui veulent en sortir.

Preuve qu’en géopolitique comme en amour, nous n’avons qu’à gagner à avoir des amant-es fidèles, non à nos lubies, nos peurs ou nos attachements, mais à eux-mêmes. Pour cette leçon donnée à tous les conflits peuples/élites du monde.

Merci à nos voisins et amis Britanniques, fidèles, fidèles, à des choses sans importance pour nous..

Langlois-Mallet

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