Fable de Noël. Macron, le roi-esclave

Voilà aujourd’hui, Macron tenu, coincé entre la rue en colère et la colère SM et SMS de l’ancien favori devenu maître-chanteur des soirs de St Sylvestre. Benalla chômeur n’a eu qu’à traverser qu’une rue du Faubourg Saint-Honoré… dans laquelle il vaudrait très cher pour le Mossad apparemment*.

Gare au gorille se muant en Mata Hari ! Il n’a plus désormais qu’à condescendre à soupirer de lassitude dans Médiapart de ce que les appels privés du maître (pardon de l’esclave des horloges) ont cessé ces jours-ci… pour mettre à nouveau le pilier de l’Etat à ses genoux; opérant ainsi la bascule brutale de l’accusation de « racaille du trafic de passeports diplomatiques », pour qu’elle vienne chercher le vrai commanditaire, ce Jupiter dont le lâchage devient alors un aveu de faiblesse, intime. Une de plus…

On lit au passage dans les mots de l’article de Médiapart, le plus cruel pour un Jupiter nu, l’exposition désinvolte de son extrême vulnérabilité. Un garçon, Emmanuel Macron, emmuré par une séduction folle derrières des milliardaires et des énarques pour bâtir un ego-pouvoir, tombant à la merci de la seule personne vivante, popu et « connectée » de son monde de glace… Son valet de chambre de banlieue, qui n’a plus qu’à s’offrir le luxe, pour reserrer la laisse le soir des voeux Elyséens, de se la jouer bienveillant et protecteur envers ce… « mec », otage malheureux de ses énarques, et d’en appeler à son « coeur-jaune »… mêlant la couleur de la bile de la rue et de la traîtrise, se donnant un rôle de Gavroche, sans vergogne, de son jet d’agent d’affaires secrètes.

Contre-coups popu

La fable du petit maghrébin magouilleur qui dynamite l’énarchie, percute et éclipse le « storytelling » du jeune dieu banquier. C’est après le choc rugueux, campagnard, des gilets-jaunes, l’autre coup du peuple, le croche-patte de la Té-ci…

Ceux qui s’attelleront – dans une nouvelle commission Attali du peuple cette fois- à repenser l’articulation de la République et du pouvoir d’un seul, seront bien inspirés de se rappeler que même le pouvoir royal des Capétiens, à l’image duquel De Gaulle avait imaginé de réconcilier et rééquilibrer la République après que l’irresponsabilité parlementaire ait mené à deux guerres; que le pouvoir royal donc était moins le pouvoir d’un seul qu’une construction impérieusement collective mais par dessus et avant tout lente, du long terme du berceau au tombeau. Le roi est mort, vive le roi…

Quand aux poètes, aux enfants et aux bergères, ils aimeront qu’on leur raconte la fable de Jupiterpan prenant le trône d’un éclair… et qui n’était assis que sur son cul.

Langlois-Mallet

* Voir le lien (avec en bonus quelques bombinettes sur la façon dont Mitterrand était lui-même tenu) :

http://www.afrique-asie.fr/benalla-passionne-les-services-israeliens/?fbclid=IwAR1f6G6PqtHfiKzsR5IeY3wgYh_GWzWHLfwb6E2w_km3e3UcQSDrChCaC-w

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